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TRANSCANTÁBRICA Étape 2 : Chozo Nuevo del Tío Vicente - Portilla de Reina

TRANSCANTÁBRICA Étape 2 : Chozo Nuevo del Tío Vicente - Portilla de Reina

La Traversée Transcantabrique s'est poursuivie à travers les paysages fantastiques du Massif de las Fuentes Carrionas. L'émerveillement croissant ressenti au cours de notre interminable errance dans le décor majestueux et sauvage de la seconde étape évoluait  hélas proportionnellement à son extrême difficulté. 

Avec le recul, il apparaît envisageable de raccourcir la marche d'approche du sommet de la Peña Prieta en passant par un des deux autres itinéraires que je crois être plus facilement praticables.

Toutefois, une chose reste indéniable :  gravir la Peña Prieta par la crête méridionale reste un bel exploit et une expérience palpitante. En outre, cette option nous a également permis de visiter un site incontournable pour un amateur de beaux lacs de montagne que je suis : celui du Pozo Curavacas.

 

Fiche technique 

Situation : Macizo de Fuentes Carrionas, Palencia, Espagne. 

Type de trajet : Traversée. Type de terrain : haute montagne.

Orientation : difficulté moyenne. Terrain : assez difficile.

Sources d'eau : présence occasionnelle dans la 1re partie du parcours; absence dans la seconde partie, présence occasionnelle dans la portion finale du parcours.

Dénivelé positif cumulé : env. 1400 m.

Distance : 22 km. Horaires : prévoir 11 à 14h.

Difficulté du parcours : ++++.

NB : les horaires tiennent compte du rythme incluant des arrêts, et du poids du sac à dos (15 kg).

Le froid matinal accompagne nos premières heures de marche. Après une grosse demi-heure de piste, nous bifurquons à gauche, en direction d'un pont qui enjambe un ruisseau. Une nouvelle piste, en pente impitoyable, nous emmène devant el Chozo Viejo del Tío Vicente (1700m, 1h), une vieille cabane au confort très précaire.

De là, un bon sentier nous conduit jusqu'au Pozo de Curavacas, un très joli lac de montagne qui mérite ce petit détour (1799m, 1h30).

Évidemment, s'agissant d'un détour, il faudra ensuite rebrousser chemin jusqu'au Chozo Viejo (1h55) pour se diriger ensuite, au mieux, plein Ouest, à la recherche du meilleur itinéraire qui nous permettrait de monter au Col del Vés (2046m). 

Nous marchons au milieu des troupeaux de chevaux et de vaches, occupant des vastes pâturages dominés par les crêtes austères et découpées de la partie méridionale du massif. Le décor est assez exotique et dépaysant, faisant quelquefois penser aux paysages d'un recoin désertique des Rocky Mountains.

Si l'orientation hors sentier ne pose aucun problème majeur, le fameux col est long à atteindre. Le faux plat cède brutalement place à une montée assez pénible par des pentes herbeuses dont la raideur ne cesse de croître.

Nous debouchons sur la crête un peu plus haut que le Col del Vés. L'altimètre montre 2100m. Après une descente rapide et facile au Col del Vés (2046m, 3h25), nous devons enchaîner plusieurs montées et descentes, afin de gravir les sommets successifs qui hérissent la crête menant à la Peña Prieta.

Malgré des points de vue à chaque pas plus saisissants, dans sa seconde partie cet exercice de montagnes russes commence à devenir pénible car, avec les montées et les descentes qui se succèdent, le dénivelé positif cumulé commence à devenir conséquent. 

Les quatre premiers sommets sont désormais derrière nous (7h30).

Pour l'ascension finale, je zappe le Mojon de Trés Privincias, en le contournant par le flanc, pour gravir directement le point culminant du Massif. Au sommet de la Peña Prieta, à 2539 m d'altitude (8h05) le panorama est époustouflant. Ces montagnes, si différentes de mes Pyrénées, possèdent une beauté ensorcelante et singulière. Ici, chaque ascension se mérite et chaque sommet offre des récompenses aussi magiques, en termes de points de vue, de magnifiques paysages, que celles des meilleurs belvédères montagnards de notre chaîne.

De retour au Col de Trés Provincias (2400 m, 8h30), je rejoins Rubén et nous entamons une longue et pénible descente à travers un pierrier raide et glissant. Le pierrier immonde enfin vaincu, le sentier rejoint un petit lac, puis une piste (10h). 

Ici démarre la partie finale : 9 kilomètres de piste avant d'atteindre la route goudronnée de Portilla. Ces neuf km interminables constituent un vrai calvaire, compte tenu de notre état de fatigue, du poids des sacs à dos et du temps total de marche qui avait été nécessaire pour venir à bout de toutes les surprises de cette dure journée.

Mais voici enfin la route (12h30). Nous tournons à droite pour monter par le goudron le dernier kilomètre et demi qui nous sépare de l'auberge de Portilla de Reina.

À l'Auberge (13h), l'accueil chaleureux et le bon  repas dépassent nos espérances. La douche chaude est un véritable plaisir  et le fait de dormir dans un vrai lit est un comble du bonheur.

 

 

 

TRANSCANTÁBRICA Étape 2 : Chozo Nuevo del Tío Vicente - Portilla de ReinaTRANSCANTÁBRICA Étape 2 : Chozo Nuevo del Tío Vicente - Portilla de Reina
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G
¡ Que gusto da leer tu relato de la Travesía Transcantábrica !. Para mí, que soy de Asturias y vivoaquí, es todo un placer ver las imágenes que me hacen recordar lugares por los que a veces ya hace mucho tiempo que he pasado. Gracias por tu relato, André. Un saludo montañero.
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A
Hola, amigo montañero,
Me conmueve muchísimo tu aviso, ya que el único propósito de este blog consiste en compartir con los demás la infinita riqueza del universo de las montañas.
Me hé quedado enamorado de Asturias y de la Cordillera Cantábrica en su conjunto. Próximamente, después de terminar de relatar la aventura transcantábrica, dedicaré seis artículos a mi travesía de una parte del GR 109.
Un gran saludo cordial.